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11 juillet 2019

Retour sur le Gala des Equipes - intervention de Mgr de Dinechin

Mgr de Dinechin, parrain de la promo 2018 lors du Gala du 25 mai dernier a donné un exposé sur la Sainteté. Les extraits que nous vous offrons ci-dessous sont tous issus de l’Exhortation Apostolique du Pape François sur la sainteté (Gaudete et exsultate. Abréviation GE) [...].

 

« Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque [!!!], prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Eglise. Es-tu travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels » (GE n° 14).

 

« Quand je rencontre une personne dormant exposée aux intempéries, dans une nuit froide, je peux considérer que ce fagot est un imprévu qui m’arrête, un délinquant désœuvré, un obstacle sur mon chemin, un aiguillon gênant pour ma conscience, un problème que doivent résoudre les hommes politiques, et peut-être un déchet qui pollue l’espace public. Ou bien je peux réagir à partir de la foi et de la charité, et reconnaitre un être humain doté de la même dignité que moi, une créature infiniment aimée par le Père, une image de Dieu, un frère racheté par Jésus-Christ. C’est cela être chrétien ! Ou bien peut-on comprendre la sainteté en dehors de cette reconnaissance vivante de la dignité de tout être humain ? » (GE n° 98).

 

« La défense de l’innocent qui n’est pas encore né, par exemple, doit être sans équivoque, ferme et passionnée, parce que là est en jeu la dignité de la vie humaine, toujours sacrée ; et l’amour de chaque personne indépendamment de son développement exige cela. Mais est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans la misère, l’abandon, le mépris, la traite des personnes, l’euthanasie cachée des malades et des personnes âgées privées d’attention, dans les nouvelles formes d’esclavage, et dans tout genre de marginalisation » (GE n° 101).

 

« Si nous recherchons cette sainteté qui plait aux yeux de Dieu, nous trouvons précisément dans ce texte un critère sur la base duquel nous serons jugés : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venu me voir » (Mt 25, 35-36) (GE n° 95).

 

« Marcher et servir dans cette attitude pleine de courage que suscitait l’Esprit Saint chez les Apôtres et qui les conduisait à annoncer Jésus-Christ » (GE n° 129). 

 

« Nous avons besoin de l’impulsion de l’Esprit pour ne pas être paralysés par la peur et par le calcul, pour ne pas nous habituer à ne marcher que dans des périmètres sûrs. Souvenons-nous que ce qui est renfermé finit par sentir l’humidité et par nous rendre malades. Quand les Apôtres ont senti la tentation de se laisser paralyser par les craintes et les dangers ils se sont mis à prier ensemble en demandant la parresia : « A présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et [permets] à te serviteurs d’annoncer ta parole en toute assurance » (Ac 4, 29). Et la réponse a été « tandis qu’ils priaient, l’endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance » (Ac 4, 31) » (GE n° 133).

 

  1. Qu’est-ce que la parresia ? Au cœur de l’épreuve ou de la fragilité, « annoncer ta parole en toute assurance ».
  2. D’où vient la parresia ? elle est un don de l’Esprit Saint, reçu dans la prière. « tandis qu’ils priaient, l’endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance » (Ac 4, 31) ».

Quelle est la tentation qui nous en écarte ? Face au don de la parresia, il y a une tentation, c’est la paralysie, «  paralysés par la peur et le calcul ». et aussi par le repli : « Ce qui est renfermé finit par sentir l’humidité ».

 

« il ne faut pas s’attendre ici,  à un traité sur la sainteté, avec de nombreuses définitions et distinctions qui pourraient enrichir ce thème important ». « Mon humble objectif, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défi, ses opportunités. En effet, le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (GE n°2).


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